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Comment communiquer avec notre inconscient

un vieux téléphone posé sur une enveloppe, symbolisant la communication avec l'inconscient

Le langage de l'inconscient : les mouvements du corps

On entend souvent que notre corps nous parle, qu’il nous transmet des messages. La difficulté réside alors à comprendre ce qu’il souhaite nous dire, un peu comme si inconscient et conscient ne partageaient pas la même langue. 

L’imaginaire et les métaphores sont alors une porte d’entrée vers notre inconscient, mais je propose de vous guider au-delà de cette porte d’entrée. Pas à pas, partir en exploration de ce vaste territoire. Je ne vous demanderai donc pas de vous imaginer dans un endroit où vous vous sentez bien, confortablement installé dans un fauteuil où vous risqueriez de finir par vous endormir.

une pelote de fils, parsemée de points d'interrogation

Au contraire, les séances d’hypnose que je vous propose se passent debout! Cette posture permet d’induire un état d’hypnose dynamique plutôt que léthargique, favorisant l’apparition de mouvements idéomoteurs.

Les mouvements idéomoteurs sont littéralement des “idées qui mettent le corps en mouvement”. On est alors debout, bien présent, capable de parler, mais on se fait en même temps observateur des mouvements que notre imaginaire crée dans notre corps. Par exemple, on peut sentir que nos mains placées l’une en face de l’autre se rapprochent, comme si elles étaient attirées par des aimants et ce jusqu’à finalement se toucher.

Ces mouvements idéomoteurs peuvent être considérés comme un langage des signes de l’inconscient. Par cet intermédiaire, il devient possible d’engager un réel échange avec ce dernier. Cette formulation n’est pas une image : en prenant le temps, vous pouvez apprendre à dialoguer avec votre inconscient avec la même fluidité que vous le feriez avec une personne en face de vous. Cette fluidité s’installera bien-sûr progressivement. Elle se développe avec la pratique et la régularité, de la même façon que pour apprendre à parler une autre langue. 

Concrètement, une fois que vous ressentez des mouvements idéomoteurs comme étant suffisamment automatiques, il devient possible de mettre en place ce qu’on appelle un signaling pour pouvoir dialoguer avec l’inconscient. 

Exemple d'un échange avec l'inconscient

Le signaling consiste à se mettre d’accord avec l’inconscient sur un signe signifiant “oui”, et un signe signifiant “non”. Par exemple, l’inconscient peut rapprocher les mains pour “oui” et les écarter pour “non”. Un premier dialogue devient alors possible. ​

Pour illustrer, prenons l‘exemple de Julie, qui souhaite arrêter de fumer. Elle est déterminée, et pourtant, après plusieurs essais et des périodes d’arrêt plus ou moins longues, elle sent que « c’est plus fort qu’elle » puis rachète machinalement un paquet de cigarettes.


Inconscient, je te propose de rapprocher les mains pour “oui”, et de les écarter pour “non”

Est-ce qu’il y a une partie à l’intérieur de Julie qui trouve actuellement utile que Julie fume ?

deux mains face à face, avec deux flèches indiquant qu'elles se rapprochent


Est-ce que cette partie peut faire remonter à Julie ce qu’elle veut ?

deux mains face à face, avec deux flèches indiquant qu'elles se rapprochent

Demander à l’inconscient de faire remonter une information au conscient est qualifié de signaling intuitif. Concrètement, on a l’impression que nous vient à l’esprit une image, un souvenir, un mot, une sensation… Pour éviter d’interpréter ou de se tromper, il est important de vérifier auprès de l’inconscient l’information qui est remontée.

Ici, Julie m’exprime qu’elle a l’impression d’avoir le mot « protéger » qui lui vient.



Inconscient est-ce que tu confirmes que c’est bien le mot protéger que tu as fait remonter à Julie ?

deux mains face à face, avec deux flèches indiquant qu'elles se rapprochent


Inconscient, est-ce que tu peux faire remonter à Julie de quoi tu veux la protéger ?

deux mains face à face, avec deux flèches indiquant qu'elles se rapprochent


Julie me partage alors que lui vient le mot « deuil ».



Inconscient, est-ce que en faisant fumer Julie, cette partie la protège d’un deuil qui a été trop dur pour elle à vivre émotionnellement ?

deux mains face à face, avec deux flèches indiquant qu'elles se rapprochent


Est-ce que tu es prêt à aller voir aujourd’hui cette émotion liée au deuil ?

deux mains qui se font face, avec une flèche au milieu qui signifie qu'elles s'écartent




Est-ce que tu peux faire remonter pourquoi à Julie ?

deux mains face à face, avec deux flèches indiquant qu'elles se rapprochent

Julie me partage alors qu’elle voit l’image d’un grand panneau « danger ». Puis, quelques secondes plus tard s’ajoute une sensation de frisson.

La réalité est plus complexe et nuancée que cet exemple, mais il permet tout de même un aperçu concret de ce qu’est le signaling, et de la façon dont cet outil peut s’adapter à différentes problématiques.

Le signaling permet ainsi un échange précis sur la problématique posée. Plutôt qu’une grille d’analyse généraliste appliquée à votre situation, cette façon de procéder permet à l’inconscient de raconter directement sa propre histoire, votre histoire. D’une façon dont il n’a probablement jamais eu l’opportunité jusqu’ici. 

Le signaling permet aussi de respecter les besoins de vos parties protectrices, déterminant avec elles le rythme auquel une émotion peut être libérée. Par exemple ici, si l’on avait continué l’échange avec l’inconscient de Julie, peut-être que la partie qui a fait remonter l’image du panneau « danger » accepterait d’aller voir cette émotion de deuil, en y allant à tout petits pas.

En effet plutôt que des “résistances” créant une ”non-réceptivité à l’hypnose”, quand leur rôle est bien compris, ces parties protectrices peuvent au contraire se transformer en vos meilleures alliées pour mener à bien votre objectif.

Le respect de ce rythme demande souvent du temps, et dans tous les cas de l’investissement. Deux ingrédients essentiels pour créer un changement à la fois profond et durable.

David PASSARD – Hypnose Nantes © 2024. Tous droits réservés.